Les poulets et autres volailles sont souvent porteurs de Campylobacter. D’autres animaux d’élevage, tels que les bovins et les porcs, ainsi que des animaux de compagnie comme les chiens et les chats, peuvent également être porteurs de cette bactérie. Les animaux eux-mêmes ne présentent souvent aucun signe de maladie. « Il est donc d’autant plus important de manipuler ces aliments avec soin dès leur achat, lors de leur transformation et de leur préparation à la maison, et de respecter une bonne hygiène dans la cuisine et des règles d’hygiène des mains afin d’éviter toute transmission à l’homme », explique le Dr Susanne Hitzler, responsable du service de protection de la santé à la sous-préfecture de Ludwigsburg.
Quels sont les symptômes provoqués par Campylobacter ?
Une infection à Campylobacter peut se manifester dans un premier temps par des maux de tête et des douleurs articulaires, de la fièvre et un malaise général. Les symptômes typiques apparaissent généralement deux à cinq jours après la contamination. Il s’agit notamment de diarrhées, qui peuvent être sanglantes, de douleurs et de crampes abdominales, de nausées et de vomissements.
« Dans la plupart des cas, la maladie disparaît d’elle-même en l’espace d’une semaine et un traitement antibiotique n’est pas nécessaire », rassure Mme Hitzler. Dans de très rares cas, des complications peuvent toutefois survenir. Il s'agit notamment d'arthrites réactives et du syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique pouvant s'accompagner de symptômes de paralysie.
Veiller tout particulièrement à l’hygiène en été
Les infections à Campylobacter sont particulièrement fréquentes pendant les mois d’été. Des manquements à l’hygiène lors du transport, par exemple en cas de non-respect de la chaîne du froid, ou lors de la préparation des aliments mentionnés peuvent favoriser la transmission des bactéries. Ainsi, les germes peuvent par exemple passer de la viande de volaille crue à d’autres aliments via les mains, les planches à découper, les couteaux ou les plans de travail.
Une telle contamination croisée est particulièrement problématique pour les aliments qui ne sont pas cuits par la suite, comme les salades ou autres plats prêts à consommer.
Se protéger contre les infections
Pour prévenir les infections à Campylobacter, il convient de respecter quelques règles d’hygiène simples :
- Veillez à bien réfrigérer les aliments facilement périssables dès leur achat et pendant le transport jusqu’à la maison, et évitez autant que possible de rompre la chaîne du froid.
- Cuire toujours la viande de volaille à cœur.
- Conserver et préparer la viande crue séparément des autres aliments, en particulier des plats prêts à consommer.
- Se laver soigneusement les mains à l'eau et au savon après avoir manipulé de la viande crue.
- Nettoyer soigneusement les planches à découper, les couteaux, les plans de travail et les autres ustensiles de cuisine après tout contact avec de la viande crue.
- Faites bouillir le lait cru avant de le consommer, à moins qu’il n’ait déjà été traité en conséquence par le fabricant.
- Ne pas rincer la viande de volaille avant sa préparation, car les bactéries pourraient se propager dans la cuisine par des projections d'eau.
Groupes à risque
Les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli doivent faire preuve d’une prudence particulière lors de la manipulation d’aliments d’origine animale crus. Il est également recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de consommer des aliments d’origine animale crus.
« Des mesures d’hygiène simples permettent de réduire considérablement le risque d’infection à Campylobacter », résume Hitzler. « La séparation systématique des aliments crus et de ceux prêts à la consommation, ainsi qu’un lavage minutieux des mains, contribuent notamment à prévenir les infections. »