"Nous avons dû faire l'expérience que les mesures de lockdown partiel n'ont malheureusement pas permis de réduire le nombre de cas. C'est pourquoi nous devons maintenant recourir à des instruments plus sévères. Il vaut mieux un lockdown dur qui agit - comme lors de la première vague - qu'un lockdown partiel prolongé qui ne fait pas baisser les chiffres et affaiblit la motivation à respecter les règles", déclare le chef de l'administration du district. Il espère que le Land et le gouvernement fédéral prendront des décisions en ce sens. Allgaier a expressément salué le couvre-feu national décidé aujourd'hui par le gouvernement du Land et applicable à partir de samedi.
Il n'est pas possible, a poursuivi le chef de l'administration du district, que la plus grande partie de la population respecte les règles et lutte contre la pandémie, tandis que la petite partie ne les respecte pas et exploite des failles, par exemple en formant des groupes dans le contexte de la vente de vin chaud à emporter ou du shopping de Noël sans distance. "Ce comportement est grossièrement non solidaire, imprudent et dangereux, car il propage le virus et augmente ainsi la probabilité d'évolutions graves. C'est surtout pour les groupes vulnérables, c'est-à-dire les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes, que cela met leur vie en danger", explique le Landrat Allgaier. Il le prouve en faisant référence à l'évolution du nombre de décès liés ou non au COVID-19 dans le district de Ludwigsburg : Le nombre de décès est passé de 90 à 158 entre le 31 octobre et le 10 décembre.
"Si nous ne parvenons pas à inverser la tendance des nouvelles infections, le risque que nos cliniques soient surchargées est très réel", explique Allgaier. Actuellement, les services sont déjà très occupés : 59 des 61 lits de l'unité de soins intensifs/surveillance de la clinique de Ludwigsburg, dont 16 patients COVID-19, et les 13 lits de l'unité de soins intensifs/surveillance de la clinique de Bietigheim, dont quatre patients COVID-19.
"Plus tôt nous mettons en œuvre le lockdown dur, mieux c'est : l'effet d'un lockdown dur ne se répercute sur les hôpitaux et les unités de soins intensifs qu'environ 14 jours après son début", conclut le Landrat Allgaier.