« Le district a fait ce qu’il fallait. Nous agissons de notre propre initiative et ne nous contentons pas d’attendre le soutien de l’État fédéral et du Land. Notre objectif était clair : nous voulons préserver notre capacité d’action et ne pas imposer de charge supplémentaire à nos communes. Nous y sommes parvenus », déclare Dietmar Allgaier, président du district.
Les budgets communaux sous une pression énorme
La situation de départ reste difficile : la situation financière des communes a atteint un seuil critique à l’échelle nationale. De plus en plus de missions – notamment dans le domaine social – sont transférées au niveau communal sans que leur financement ne soit assuré à long terme.
L’arrondissement de Ludwigsburg ressent lui aussi clairement cette évolution. L’année dernière déjà, une consolidation globale avait permis de réaliser des économies de 43,5 millions d’euros pour le budget 2026. Pourtant, les charges financières continuent d’augmenter. « Le problème ne réside pas dans les communes ni chez elles. Il réside dans les conditions-cadres structurelles. Quiconque décide de nouvelles prestations doit également en assurer le financement. Le principe de connexité doit être appliqué de manière cohérente », souligne le professeur Jürgen Kientz, qui accompagne le projet (Re-)Set 2027 en tant que chef de projet externe.
142 mesures pour un district prêt pour l’avenir
Dans le cadre de (Re-)Set 2027, l’administration, la commission budgétaire et, pour la première fois, les commissions spécialisées ont collaboré étroitement. Au total, 142 recommandations d’action ont été élaborées, évaluées et classées par ordre de priorité.
« Je tiens à remercier tous les membres du conseil de district, en particulier les membres de la commission budgétaire, les collaborateurs de l’administration du district ainsi que l’équipe de direction du projet. Ce résultat montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque l’administration et les responsables politiques assument ensemble leurs responsabilités », explique le président du district, M. Allgaier.
Gain d’efficacité et gestion responsable des ressources
Bettina Beck, adjointe aux finances, a donné un aperçu des mesures concrètes du programme de consolidation. L’objectif était clair dès le début du processus : 19 millions d’euros devaient être économisés ou générés par une augmentation des recettes dans le domaine des dépenses de fonctionnement, et 5 millions d’euros supplémentaires dans le domaine des ressources humaines.
« Les mesures vont des ajustements structurels aux économies réalisées dans certains domaines d’activité, en passant par une utilisation plus efficace des ressources existantes », explique Bettina Beck, adjointe aux finances. Ainsi, le budget des directions d’établissements scolaires sera par exemple ajusté. Parallèlement, les écoles bénéficieront à l’avenir d’une plus grande flexibilité dans l’utilisation de leurs moyens. D’autres économies concernent notamment les domaines de la protection du climat, des transports publics, du tourisme et de la gestion des terrains en pente.
Réduction des effectifs
Des possibilités d’économies ont également été identifiées dans le domaine des ressources humaines : au total, 16 postes seront supprimés. Les collaborateurs concernés seront accompagnés au sein d’un vivier de compétences et orientés de manière ciblée vers des postes vacants adaptés au sein de l’administration du district.
Par ailleurs, les normes sont continuellement réexaminées et adaptées. Ainsi, les rues seront nettoyées moins souvent et certains contrôles ainsi que certaines inspections seront effectués moins fréquemment. La compensation des pertes pour les cliniques sera limitée à 25 millions d’euros l’année prochaine. Les cliniques sont donc tenues de poursuivre de manière cohérente leur processus de consolidation en cours.
Secteur social : une consolidation mesurée
Dans le domaine social, une autre voie a été délibérément choisie : l’accent n’a pas été mis sur des coupes forfaitaires, mais sur la question de savoir comment organiser les prestations de manière plus efficace et viable à long terme.
En collaboration avec la Ligue des associations caritatives indépendantes, des possibilités d’optimisation des processus ont donc été examinées. Dans le domaine de l’aide à l’insertion, l’amélioration des procédures permettra de réaliser des économies d’au moins un million d’euros. D’autres pistes sont par exemple la mise en place de solutions de mise en commun des offres d’accompagnement ainsi que la révision des contributions aux coûts existantes.
Malgré tous ces efforts, il n’a toutefois pas été possible d’éviter que les subventions accordées, par exemple, à Tragwerk e.V. et à Gemeinsam e.V. ne soient définitivement supprimées.
« Ces décisions ne sont pas faciles à prendre pour nous, car ces structures apportent une contribution précieuse à la population de notre district. Cependant, le contexte financier ne permet pas pour l’instant de les rétablir. Nous allons donc nous engager à trouver ensemble des solutions de financement alternatives », explique le président du district, M. Allgaier.
« Nous avons délibérément choisi de ne pas exploiter pleinement les objectifs d’économies dans le domaine social, car une réduction plus importante mettrait en péril des structures sociales bien établies. »
Potentiels d’économies largement exploités
Avec le programme « (Re-)Set 2027 », le district a une nouvelle fois démontré qu’il gérait ses ressources de manière responsable. Dans le même temps, la pression financière reste forte.
La hausse des dépenses sociales, l’augmentation des coûts de personnel et le financement des hôpitaux continueront de peser lourdement sur les budgets communaux dans les années à venir. À cela s’ajoute la baisse des recettes fiscales dans de nombreuses villes et communes.
« Après trois cycles de consolidation au cours de mon mandat – dont deux importants consécutifs –, les possibilités d’économies sont largement épuisées. On a tiré le maximum de ce qu’il y avait à tirer », déclare le président du district, M. Allgaier.
La question de savoir s’il y aura un nouveau projet de « (re)redémarrage » reste pour l’instant en suspens. Une chose est toutefois claire : les instruments utilisés jusqu’à présent ne seront plus disponibles à la même échelle à l’avenir.
Perspectives d’avenir : gestion des processus et innovation
C’est pourquoi le district misera davantage à l’avenir sur la gestion des processus et l’innovation. L’objectif est d’améliorer en permanence les processus, de rendre les structures plus efficaces et d’exploiter de nouveaux potentiels d’économies au sein même de l’administration.
Le district pose ainsi les bases pour doter son administration d’un cadre moderne, performant et pérenne à long terme.
L’État fédéral et le Land doivent améliorer les conditions-cadres
Malgré tous ses efforts, le sous-financement structurel du niveau communal persiste. C’est pourquoi des réformes résolues sont nécessaires aux niveaux fédéral et régional : moins de bureaucratie, une réorientation de l’État-providence et une réforme en profondeur des finances communales.
« Ce n’est que si les communes disposent à nouveau d’une marge de manœuvre financière suffisante qu’elles pourront continuer à remplir leurs missions de manière fiable à l’avenir et offrir aux citoyennes et citoyens les services auxquels ils ont légitimement droit », a conclu le président du district, M. Allgaier.
