Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes dans le monde. En Allemagne, environ 20.000 femmes meurent chaque année d'un infarctus du myocarde. Pourtant, les signes avant-coureurs sont encore reconnus trop tard, les risques sous-estimés et la prévention trop rarement utilisée.
Les femmes sont moins souvent réanimées en cas d'urgence
Les maladies cardio-vasculaires se manifestent souvent différemment chez les femmes que chez les hommes, ce qui rend encore plus difficile un dépistage précoce. Les nausées, l'épuisement ou les douleurs dans la partie supérieure de l'abdomen ne sont pas reconnus comme des signes d'alerte. Parallèlement, les femmes sont moins souvent réanimées en cas d'urgence en raison de leur peur du contact.
"En participant à cette journée d'action, nous souhaitons renforcer la sensibilisation du public aux maladies cardiaques chez les femmes. Car l'information peut délibérément sauver des vies", constate le Dr Ulrike Rangwich-Fellendorf, directrice adjointe du département de la santé. Le Dr Uschi Traub, responsable de la promotion de la santé, ajoute : "De nombreuses femmes sous-estiment leur risque d'infarctus du myocarde. Les symptômes semblent souvent anodins et sont reconnus bien trop tard. C'est pourquoi il est extrêmement important que les femmes pensent aussi à un infarctus du myocarde en présence de symptômes apparemment atypiques et qu'elles se présentent le plus rapidement possible chez le médecin".
Informer de manière ciblée sur les risques spécifiques et renforcer les compétences en matière de santé
Pour ce faire, les femmes doivent toutefois être informées de leurs symptômes spécifiques d'infarctus du myocarde. Par le biais de campagnes publiques et d'initiatives éducatives, par exemple également dans les écoles et les universités, associées à des actions de dépistage et de prévention, les femmes devraient être informées de manière ciblée sur leurs risques cardiovasculaires et leurs compétences en matière de santé devraient être renforcées. Le Dr Christine Oexle, médecin dans le domaine de la promotion de la santé, explique à ce sujet : "Une compétence renforcée en matière de santé peut contribuer de manière décisive à détecter de tels risques à un stade précoce, à permettre un diagnostic et un traitement en temps utile et ainsi à sauver des vies".
La prévention des maladies cardio-vasculaires est l'un des thèmes prioritaires du département de la santé cette année. D'autres manifestations et points forts suivront dans les prochains mois.
