Quatorze participants ont pris une journée entière pour apprendre de manière intensive à Rutesheim (district de Böblingen) les bases du "storytelling" afin d'enthousiasmer leur propre clientèle et d'en gagner de nouvelles. Après un peu de théorie dispensée par les intervenants de l'agence Blumberg, chacun devait se projeter dans son propre quotidien. En effet, les étapes de travail sur et dans l'exploitation sont pour les uns une routine, pour les autres quelque chose de très excitant. Pour savoir ce que les clients potentiels veulent savoir sur les processus, des questions ont été collectées.
Les réponses à ces questions et les informations fournies doivent toutefois correspondre au groupe cible. Les participants ont donc décrit dans une esquisse sommaire les groupes de clients susceptibles d'être intéressés par leurs produits. Lors de l'élaboration d'un client exemplaire, chacun a pu laisser libre cours à son imagination. C'est ainsi que sont nés Björn, passionné d'informatique, agacé par les boutiques en ligne qui ne fonctionnent pas, et Bernd, qui ne veut que de la viande issue d'un élevage respectueux des animaux, mais qui passe à toute vitesse en voiture de sport devant le parcours des poules et effraie les animaux.
"Les histoires quotidiennes des exploitations valent la peine d'être racontées".
L'expérience consistant à raconter aussi une fois que possible de mauvaises histoires sur ses propres produits a fait naître au passage de superbes idées d'histoires intéressantes, par exemple : Les souris rongent les légumes lorsque les chats émigrent à la recherche d'une vie meilleure.
Pour finir, les différents formats de médias ont été mis en relation avec les groupes cibles et la manière de raconter des histoires. Après ce séminaire intensif, les participants sont rentrés chez eux avec un grand paquet d'idées. Mais aussi avec les outils pour mettre en œuvre ces idées de manière ciblée et dans un quotidien bien rempli.
Les managers régionaux des régions modèles bio, Annegret Bezler et Marion Baumann, étaient unanimes : "Tout le monde n'a pas un service de relations publiques, mais les histoires quotidiennes des entreprises valent la peine d'être racontées".
