Les prochaines élections européennes du 26 mai 2019 et l'évolution future de l'Union européenne qui en découle étaient au centre de la table ronde "L'Europe est notre chance" qui s'est tenue le 7 février à la Kreishaus de Ludwigsburg. Les participants à la table ronde, la consule générale Catherine Veber, Frédéric Vallier (secrétaire général de l'association faîtière européenne du Conseil des communes et régions d'Europe), Evelyne Gebhardt (vice-présidente du Parlement européen) et le professeur Frank Baasner (directeur de l'institut franco-allemand), étaient tous d'accord pour dire que l'Union européenne est la seule chance de contribuer à façonner l'avenir dans un monde global et de plus en plus complexe.
La jeunesse était au centre de cette table ronde, car les élèves des écoles du cercle ont présenté leurs questions, préparées auparavant dans quatre ateliers, à l'assemblée plénière lors du dialogue citoyen. Il est apparu clairement que les jeunes se montrent très intéressés par les questions politiques, mais que la politique n'est pas assez attractive pour la jeune génération. La consule générale Catherine Veber était d'accord : "Les jeunes attendent plus de résultats concrets de l'UE, l'UE doit se rapprocher". Evelyne Gebhardt a également souligné que l'école, en tant que lieu de formation, jouait un rôle important dans la compréhension de la démocratie par les jeunes et qu'elle devait être renforcée à cet égard.
Sans les communes, pas d'Europe !
Le rôle des districts et des communes a également été souligné comme un thème central. Alexis von Komorowski, directeur général de l'association des arrondissements ruraux du Bade-Wurtemberg et coorganisateur du dialogue civil, a certes pu faire état d'une évolution positive, à savoir que l'UE implique de plus en plus le niveau local. Mais il a également critiqué les élus de l'UE qui devraient davantage échanger avec les citoyens sur place. Le professeur Frank Baasner a estimé que le principe de subsidiarité ancré dans le droit européen était un acquis important pour le niveau local, mais que "chaque citoyen doit savoir à quel niveau sont prises les décisions".
À l'occasion de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle le 22 janvier entre la France et l'Allemagne pour le renouvellement du traité de l'Élysée, le Landrat Dr Rainer Haas s'est prononcé en faveur d'une "Europe à deux vitesses", dans laquelle la France et l'Allemagne peuvent montrer la voie en tant que "groupe de pairs" et créer une dynamique au sein de l'UE. Selon le commissaire européen Günther Oettinger, il pourrait également s'agir de "six, huit ou dix États membres" qui coopéreraient davantage sur différents thèmes.
Dans l'ensemble, le dialogue citoyen soutenu par le Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE) et la direction régionale de la Commission européenne a clairement montré que toutes les générations sont très intéressées à participer et à s'impliquer dans le développement de l'Union européenne. Il s'agit d'une "Europe des hommes, pas d'une Europe des Etats", selon Frédéric Vallier du CEMR.
